Dans de nombreuses affaires criminelles, il apparaît que les éléments qui ont permis de résoudre l'enquête et d'identifier les coupables étaient tous réunis, directement ou indirectement, sur les lieux mêmes du crime. Il peut s'agir des circonstances du meurtre comme le mode opératoire, la position du corps, la forme des tâches de sang,… d'éléments laissées par le(s) meurtrier(s) telles que des empreintes digitales, des traces ADN, des cheveux, des morceaux de tissu,… ou de toutes les informations récupérées sur place par les enquêteurs qui constituent les pièces d'un puzzle à reconstituer pour faire apparaître la vérité. Chaque épisode de « Sur la scène du crime » raconte cette extraordinaire partie de Cluedo grandeur nature, où les enquêteurs parviennent à désigner les coupables grâce à l'analyse rigoureuse des scènes de crimes, à la lumière des dernières techniques de la science criminologique.
- Notation :
11 Novembre 1999, Christian Manteau et son épouse Daniela rentrent d'un diner en tête à tête. Le couple se gare au parking souterrain de leur logement à Boulogne-Billancourt en région parisienne. Vers 01h50, un agent de sécurité faisant sa ronde de nuit, découvre le corps ensanglanté de Daniela. Christian Manteau raconte que sa femme était redescendue au parking pour récupérer un CD dans la voiture et fumer une cigarette. Les indices sont peu nombreux mais la reconstitution laisse apparaître des incohérences dans le discours du veuf. Quatre ans plus tard, par le plus grand des hasards, l'arme du crime, une paire de ciseaux, est découverte dans un bac à sable. Peu avant, l'expertise complète des tâches de sang retrouvées sur la veste du mari est catégorique : les tâches ne peuvent être dues qu'à des projections. Le verdict est sans appel : Christian Manteau était présent au moment du meurtre de sa femme.
19 juillet 2004. Le corps nu d'une jeune femme est repêché dans le canal de l'Ourcq à l'écluse de Fresnes. Le corps est ligoté par un ruban adhésif passant par le cou. Le lendemain, un autre corps nu d'une autre jeune femme est repêché à hauteur de Fresnes-sur-Marne. Ses pieds sont attachés avec une sangle. Même typologie de victime, même découverte de cadavre et même cause de décès, les gendarmes regroupent les deux affaires. A l'issue de nombreuses expertises en téléphonie, des prélèvements ADN, les enquêteurs vont vite s'orienter vers un personnage sulfureux et dangereux, un jeune homme stoppé à l'aube d'une carrière de serial killer.
17 janvier 2005, les policiers du commissariat de Meaux en Seine-et-Marne, entrent au domicile d'une mère de famille disparue depuis une semaine. Accompagnés des filles de celle-ci, ils s'étonnent de trouver sur la table de la cuisine tous les aliments devant être normalement conservés dans un réfrigérateur. Ils ouvrent le frigo et découvrent plusieurs petits sacs contenant des fragments de corps humain. L'enquête est alors confiée aux enquêteurs de la brigade criminelle du SRPJ de Versailles qui vont découvrir l'histoire d'une femme victime de la folie meurtrière de sa propre fille.
28 septembre 1993, le corps de Roxanne Pavageau est découvert ficelé avec du fil électrique et enveloppé dans deux sacs poubelle dans le pavillon versaillais de son ex-époux. Elle a été assassinée à coups de marteau. Les enquêteurs découvrent dans le jardin un trou fraîchement creusé et les murs du pavillon comportent de nombreuses tâches de sang et pas seulement celles de la victime. Philippe Pavageau, l'ex-mari, est entendu ainsi que Barry Taylor, une femme d'origine américaine, excentrique et provocatrice, la nouvelle compagne de Philippe Pavageau. Et les enquêteurs ne vont pas tarder à faire craquer la jeune femme au passé sulfureux sans aucun état d'âme.
5 avril 1998. Jeannine Guilbert appelle la police pour signaler la disparition de son mari. Roger n'est pas rentré de sa promenade quotidienne avec leur labrador Whisky. Ce couple marié depuis 40 ans vit dans un pavillon de Livry-Gargan. Les deux fils participent aux recherches : affichettes placardées dans la commune, rendez-vous avec un médium… Pendant ce temps, Jeannine continue de vivre normalement. Mais peu à peu la personnalité de celle-ci intrigue les enquêteurs. 6 mois après la disparition de son époux, Jeannine pressée par les policiers avoue le meurtre de son mari. Elle l'a tué puis découpé à la tronçonneuse. Durant l'enquête, la véritable vie de Jeannine éclate au grand jour. Une vie de mensonges et de dissimulations, celle d'une redoutable manipulatrice.
12 Janvier 2007, un cadavre de sexe féminin est découvert dans les Yvelines en forêt de Rambouillet, entièrement dénudé, décapité, les mains arrachées et une plaie béante au niveau du thorax qui laisse entrevoir à l'œil nu que le cœur est absent. Très vite suspecté par les gendarmes, l'ex-amant qui venait d'être éconduit nie et invente des scénarios hallucinants pour tenter de brouiller les pistes. Il affirme avoir été enlevé par des hommes cagoulés témoins de Jéhovah ou par des mafieux du tango argentin.
20 février 2005, Béranger Brouns, charcutier de profession dans le Xème arrondissement de Paris étrangle une de ses employées, Christelle Leroy, 26 ans. Puis il fait subir le même sort à Lucas, 4 ans, le fils de Christelle. Le traiteur tue ensuite Mabelle, le chien des victimes pour faire taire ses aboiements. Inquiétée par le silence de Christelle et par l'absence de Lucas à l'école maternelle, la famille des victimes va chercher des nouvelles. Pendant 4 mois, la brigade de répression de la délinquance contre la personne enquête sur cette disparition mystérieuse. Jusqu'au jour où Bérenger Brouns avoue le meurtre de celle avec qui il avait une liaison et explique avoir découpé les corps dans son arrière boutique, s'être débarrassé des morceaux jours après jours dans les poubelles des Xème et XXème arrondissements.
Dimanche 21 novembre 2004. Il pleut en Ile-de-France et dans la cité des carreaux de Villiers-le-bel. Réunis dans la cuisine, Nadia, Amirouche Hamour et leurs cinq enfants déjeunent en famille. Le lendemain, les enfants se préparent pour aller à l'école. Il est 8h30. Comme tous les matins, ils disent au revoir à leur mère avant de quitter l'appartement. Ils ne la reverront jamais. Ce lundi 22 novembre 2004, Nadia disparaît.
15 septembre 2005, le corps d'Audrey Jouannet, 24 ans, est découvert, dissimulé sous un lit dans l'appartement de sa mère à Soisy-sur-Seine. Des traces de strangulation et de coups marquent le cadavre. L'autopsie révèle que la jeune femme a été violée, qu'elle est décédée plusieurs jours avant que sa mère ne la retrouve. Les enquêteurs tentent de découvrir les habitudes de la résidence et ils sont aidés en cela par le gardien... Mais un peu trop à leur goût. A l'issue de la garde à vue, l'auteur des faits avoue avoir suivi le scénario de la série télé NCIS pour tenter de brouiller les pistes. Retour sur une véritable histoire d'un violeur-tueur qui tente de tromper les experts de scène de crime en utilisant son goût pour les séries télé.
Vendredi 10 juin 2005, à 15h30, un corps de femme est découvert en forêt de Seine-et-Marne. Face contre terre, le cadavre est recouvert de branchage et d'un pneumatique. La partie haute du corps est en état de décomposition avancée. Le 12 juin, un homme de 28 ans est arrêté qui, devant les preuves matérielles réunies, avoue le crime et dénonce son complice. La victime, Nelly, a été enlevée, volée puis exécutée pour qu'elle ne parle pas. Rapidement, les enquêteurs découvrent que l'un des deux auteurs, Patrick Gateau avait été condamné en 1990 pour des faits similaires et remis en liberté en 2003.
19 mars 1998 : les hommes de la 6ème division de police judiciaire de Paris retrouvent dans un congélateur situé au fond de la cave d'un pavillon de Nanterre, le corps d'Akira Ojima. Cet architecte japonais à la réputation sulfureuse vivait à Paris depuis 1970. On le sait auteur d'un livre à scandales. On le soupçonne de malversation dans le suivi de ses chantiers. On le dit même membre de la puissante secte Soka Gakkaï. Entre histoire d'un déshonneur vengé, d'une victime suppliciée, d'assassins suicidés, d'homme de main abattu, l'enquête plonge les enquêteurs dans une suite de rebondissements aussi inattendus que violents.
Vitry-sur-seine, 11 Avril 1999, Alain Masle est retrouvé dans son appartement, à plat ventre, bâillonné et ligoté, le caleçon baissé à mi-cuisse. Il est mort. Un ruban adhésif lui enserrait le cou et la bouche. L'enquête révèle que cet homme sans histoire, salarié dans une banque est homosexuel et a l'habitude de chercher des rencontres par l'intermédiaire d'une messagerie téléphonique. Les enquêteurs épluchent toutes ses communications et finissent par retrouver deux hommes de 19 et 34 ans. Les deux agresseurs voulaient voler Alain Masle. Ils lui ont donné rendez-vous se présentant comme des amants possibles. Mais le rendez-vous a mal tournée et les petits voleurs se sont transformés en brutes homophobes.
Le 3 juin 1994, une aide-soignante chargée de prodiguer des soins à un vieux couple domicilié à Bezons dans le Val-d'Oise, découvre un spectacle d'horreur quand elle arrive chez eux. Gaston Moysset, 89 ans, gît dans une mare de sang, le crâne fracassé. Il mourra 4 jours plus tard au centre hospitalier. Sa femme, témoin du drame ne dira jamais rien sur ce qui s'est déroulé à son domicile car elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Après 5 ans d'une longue enquête, la PJ n'a toujours pas élucidé le meurtre. Le petit fils de la victime est soupçonné puis blanchi. Mais le fichier automatisé des empreintes digitales qui n'en était qu'à ses débuts va révéler que l'empreinte retrouvée chez la victime est celle de Pierre Lorcy, un champion de boxe qui a bien failli commettre le crime parfait.
11 janvier 1996. 23h15. Argenteuil. Une personne de sexe féminin est découverte, gravement blessée à son domicile. Il s'agit de Marie-Madeleine Révillon, âgée de 84 ans. Retrouvée quasiment nue, sa tête repose sur le lit, les bras ligotés dans le dos par son pyjama. Son corps est couvert d'hématomes. La victime est inconsciente. Mais vivante. Les secours tentent de la réanimer et la transportent immédiatement aux services des urgences de l'hôpital d'Argenteuil. En vain, “Marinette“ comme l'appelaient ses amis et collègues, est morte assassinée. Son agresseur s'est enfui emportant un téléviseur. Il fut aperçu par un voisin qui l'a pris en chasse sans pouvoir rattraper le cambrioleur décrit comme corpulent, cheveux courts et vêtu d'un blouson. Marie-Madeleine Révillon, était une femme très active, infatigable, très connue dans la ville. Comble du destin, elle était une très bonne journaliste qui aimait couvrir l'actualité de la culture, des sports et… des faits divers.
Il est 8h00 ce 8 février 2001. Le corps de Priscilla, une jeune collégienne de 14 ans, est découvert sur le chemin menant à la ferme isolée de ses parents dans la campagne de Seine-et-Marne. Son corps est lacéré d'une cinquantaine de coups de couteaux. Les gendarmes passe au crible la scène du crime. Hélicoptère, barrages routiers, ratissage systématique des lieux,… Tout est passé au peigne fin mais aucune trace du meurtrier. A l'exception d'un masque de déguisement, noir et blanc, popularisé par le film Scream. Petit à petit, les gendarmes vont recueillir de nombreux indices qui orienteront leur enquête vers le boulanger du village, un homme tombé amoureux d'une jeune fille qui rêvait de devenir son héros.
9 octobre 2001. Gabrielle Labrell, 64 ans est prise de violents vomissements. Quelques heures plus tard, son époux Pierre, 66 ans développe brutalement les mêmes symptômes. Les pompiers et le médecin appelés au secours sont impuissants. Présent sur les lieux, le fils des victimes désigne aux urgentistes le reste d'un plat régional à base de fromage blanc. Les deux parents décèdent dans les jours qui suivirent. Les gendarmes n'ont aucune piste pour expliquer ces décès qui laissent perplexe les médecins. Suicide ? Intoxication accidentelle ? Empoisonnement ? Toutes les pistes sont étudiées et les enquêteurs en mêlant leurs investigations aux analyses toxicologiques poussées mettront en évidence la culpabilité du fils.
