« Faites entrer l'accusé» s'emploie à raconter et à décrypter les plus grandes affaires criminelles françaises. Cette collection documentaire s'appuie sur une éthique et une rigueur journalistique souvent imitées mais jamais égalées. En choisissant de ne traiter que des dossiers définitivement jugés et de donner la parole à tous les acteurs du dossier.
- Notation :
En décembre 1987, Evelyne Boucher, une lycéenne de Villeneuve-lès-Avignon, disparaît. Son corps, partiellement dénudé, est retrouvé peu après. La jeune fille a été violée et exécutée d'une balle dans la nuque. Pendant dix-neuf ans, la police est tenue en échec. Mais en 2006, l'ADN retrouvé sur la victime révèle enfin un nom ! Celui d'un homme fiché à la suite d'une banale bagarre...
Le 13 février 1998, Annie et François Baudet et leurs enfants, Yann et Rozenn, de retour d'une foire à la brocante, passent la nuit dans un hôtel de Nîmes. Le lendemain matin, Rozenn, 14 ans, est réveillée à 5 heures par sa mère qui lui annonce qu'il faut partir immédiatement, sans François. Annie lui explique qu'il a fait un malaise dans la nuit et se trouve à l'hôpital. La jeune fille ne reverra jamais son père. Des années plus tard, l'enquête fait toute la vérité : Yann a tué son père, sous la pression de sa mère, qui l'aurait aidé à enterrer le corps.
Le 18 décembre 2004, à 6h 30, les corps sans vie de deux infirmières de l'hôpital psychiatrique de Pau sont retrouvés dans le pavillon où elles étaient de garde. Lucette Gariod et Chantal Klimaszewski ont été égorgées. La seconde a même été décapitée et sa tête a été posée sur la télévision. Un drame, dont le retentissement médiatique est tel, qu'il suscite un émoi au plus haut niveau de l'Etat et se trouve à l'origine d'une nouvelle loi sur l'irresponsabilité pénale.
En décembre 1984, trois jeunes parisiens de 18 ans, 19 ans, et 21 ans, ont commis des meurtres à deux reprises. Deux crimes d'une grande violence, pour un motif délirant : ils rêvaient de s'installer aux Etats-Unis. Et pour réunir la somme nécessaire, ils ont élaboré un stratagème imparable. Valérie devait user de son charme pour séduire des hommes riches, tandis que ses deux compères dépouillaient et achevaient les victimes.
C'est un promeneur qui découvre, le 27 février 2004, dans un bois de l'Essonne, le corps calciné d'Yves Bourgade. Ou plus exactement, son buste. La tête, les jambes et les mains de l'entrepreneur en maçonnerie ont disparu. Un mois plus tôt, son épouse, Florence Féderlé, avait signalé son abandon de domicile. Yves, les avait, elle et les enfants, brutalement quittés pour une jeunette.
Claude Lastennet. Ou comment un jeune homme d'apparence tranquille se laisse gagner par la perversité. Son premier meurtre, il l'a commis à 23 ans, presque par hasard, alors qu'il tentait de cambrioler une vieille dame. Elle a résisté. Il l'a tuée. Et il y a pris goût. Dans les 5 mois qui ont suivi, il a récidivé 5 fois, tuant 4 de ses 5 proies. Lastennet a été condamné à perpétuité avec 18 ans de sûreté, pour ces crimes qui ont fait de lui l'un des plus jeunes tueurs en série français.
Proches des réseaux d'Al Qaïda et du GIA, anciens djihadistes de Bosnie, des jeunes gens forment, au début de l'année 1996, un gang qui opère à la Kalachnikov et au lance-roquettes, dans le nord de la France. Ils veulent financer la cause islamiste. Les butins sont minimes, mais les braquages de fourgons blindés et de superettes ultra violents . Toutes les polices sont à leurs trousses.
En 1997, Jean-Baptiste Hennequin, veilleur de nuit au Grand Hôtel de St Quentin, a assassiné ses deux patrons et une collègue de travail. Des proches qu'il a tués d'un coup de fusil, avant de les massacrer à la hache. Sans état d'âme et sans le moindre regret. Pire, à son procès, il est allé jusqu'à expliquer que c'était lui la victime ! Victime de reproches incessants. Victime du manque de reconnaissance de ses patrons qui voulaient le mettre à la retraite.
Deux cadavres au pied du Cap Canaille, la plus haute falaise de France. Deux amants qui se renvoient la balle dans le box des accusés. Et au final, une des affaires criminelles les plus extraordinaires de ces vingt dernières années. Une histoire qui implique un jeune fêtard Marseillais, Jean-Claude Douliery. Un homme dont personne n'aurait imaginé qu'il puisse tuer. C'est pourtant ce qu'il a fait, en 2001, en assassinant sa petite amie enceinte, avant de récidiver quatre ans plus tard...
Le 3 juin 2005, Nelly Crémel disparaît, pendant son footing quotidien, sur les routes de Seine et Marne. Après une semaine de recherches, son corps est retrouvé, dans un bois. Elle a reçu 2 balles et son crâne a été fracassé. L'enquête permet de remonter jusqu'à un jeune maçon, qui avoue et dénonce son complice, Patrick Gateau. Condamné à la perpétuité en 1990, pour le meurtre d'une femme dans le Rhône, il vient donc de récidiver ! Moins de 2 ans après sa libération conditionnelle, en 2003.
Pendant 10 ans, l'affaire Viguier a passionné les médias et le grand public. Sans doute, parce que ce dossier porte un trio aussi classique qu'explosif : La femme, disparue, l'amant accusateur, et le mari qui ment ! Professeur de Droit , dans une université de Toulouse, Jacques Viguier est devenu le coupable idéal. Avant d'être acquitté, lors d'un procès les plus réussis du ténor du barreau, Eric Dupond Moretti. La disparition de Suzanne Viguier reste donc un mystère.
L'affaire Treiber est l'un des dossiers judiciaires les plus marquants des années 2000. D'abord parce que le dossier s'ouvre sur le double meurtre de deux jeunes femmes, Katia Lherbier et Géraldine Giraud, le 1er novembre 2004, dans un petit village de l'Yonne. Et que l'une des victimes est la fille du fameux comédien Roland Giraud. Ensuite, parce que le principal suspect, Jean-Pierre Treiber, a fasciné l'opinion publique.
Le 21 juin 2002, Danièle découvre que sa mère Léo vient d'être assassinée chez elle à Beauvais. La vieille dame a été rouée de coups puis égorgée. Son appartement dévasté pour le vol de quelques objets sans valeur. Peu après, une autre vieille dame de Beauvais se fait rouer de coups alors qu'elle rentre du supermarché. Cette fois, la victime peut décrire son agresseur et des témoins permettent à la police de remonter jusqu'à Jacquy Haddouche. L'homme vient de faire 6 ans de prison pour vols.
Cela fait des années que Maria Silva et Joao Soares ne se sont pas vus. Maria, la fille d'une riche famille portugaise, s'est mariée. Joao lui, vit en région parisienne où il trempe dans quelques petits trafics de drogue. Le 1er août 1994, lorsque les deux amis se retrouvent, ils concluent un pacte. En échange d'une grosse somme d'argent, Maria demande à Joao de tuer son mari, un homme alcoolique et dépensier dont elle ne peut divorcer si elle ne veut pas voir la moitié de ses biens s'envoler.
L'affaire Karine Torchi est une affaire hors norme, d'abord parce qu'il s'agit du meurtre d'un enfant dans des conditions abominables : une fillette de deux ans, précipitée dans le vide, depuis la fenêtre du sixième étage d'un immeuble. L'accusée, Karine Torchi, n'a jamais pu expliquer pourquoi, le 29 juillet 2009, vers 19h30, elle a tué l'enfant de l'amie, qui l'hébergeait depuis quelques jours. Mère de famille, elle n'a jamais fait de mal à ses trois enfants.
Quand les gendarmes découvrent le corps d'Anne-Laure Urvoy chez elle dans une flaque de sang, ils soupçonnent très vite son ex-petit ami, Abderrazak Zhiba. Mais le fugitif est déjà en route pour l'Algérie. Un pays qui n'extrade pas ses ressortissants. Le Parquet le Montauban et les gendarmes de Toulouse vont alors monter, en moins de 24 heures, l'une des opérations d'arrestation les plus spectaculaires : pour Zibha, ils ont détourné un Ferry. Une première en France !
Dans la nuit du 31 juillet 1991, Claude Nolibé retrouve sa fille de 18 ans couchée dans la cour de leur maison, poignardée en plein coeur. A l'arrivée des secours, l'homme, couvert de sang, ne peut s'expliquer. En quelques heures, toute la petite ville de Clairac, dans le Lot-et-Garonne, est au courant. Pendant des mois, la justice n'a de cesse de prouver la culpabilité du père, tandis que la rumeur l'a déjà condamné. Pourtant, en 2001, le véritable meurtrier est enfin identifié...
Le 4 janvier 2006, Ruth Légeret et Marina Studer sont retrouvées mortes au sous-sol d'une villa de Vevey, en Suisse. Le drame remonte visiblement à plusieurs jours. Et si rien n'a été volé dans la maison, Marie-José, la fille de Ruth, ne donne pas de nouvelles. Retour sur une affaire complexe, en compagnie de proches des victimes et de policiers, qui a conduit à la condamnation à la réclusion à perpétuité du fils adoptif de Ruth Légeret.
Le 31 décembre 1996 au matin, à Brison-Saint-Innocent, petit village savoyard, le jardinier de Madame Pignal trouve sa patronne, couchée sur le sol de la cuisine, un couteau planté dans la poitrine. Evacuée en ambulance, la vieille dame de 76 ans confie dans un dernier souffle : "Ils étaient deux". Les enquêteurs pensent d'abord à un cambriolage mais cette hypothèse est vite écartée. Leurs soupçons se portent sur Hugues, le fils adoptif de la victime. Pourtant, ce dernier a un solide alibi. En mai 1997, l'affaire rebondit à la faveur d'un témoignage inattendu.
Le 11 mars 2008, Jean-Michel Bissonnet, un retraité, découvre le corps de son épouse dans leur luxueuse villa de Castelnau-le-Lez. Bernadette a été tuée de deux coups de fusil. Confondu, Meziane Belkacem, le jardinier du couple, avoue mais accuse le mari d'en être le commanditaire. Amaury d'Harcourt, un vieil ami du mari, joint ses accusations à celles du jardinier. Condamné en appel à vingt ans de réclusion, Jean-Michel Bissonnet clame toujours son innocence.
Entre 2003 et 2006, une bande de malfaiteurs a attaqué des banques et des convoyeurs de fonds dans les régions Rhône-Alpes et Poitou-Charentes. Laurent Cocogne et Serge Quemin, deux beaux-frères, et leurs complices ont mis au point une recette astucieuse pour éviter que les billets soient maculés d'encre, ce qui leur a valu le surnom de "souris vertes". Acrobates, intelligents et non-violents, ces braqueurs sont arrêtés le 30 mars 2006 après une course poursuite avec les gendarmes dans les environs de Lyon. En janvier 2010, leur procès se tient devant la cour d'assises du Rhône.
À 71 ans, Francine Véran-Raspini gérait d'une main de fer sa petite fortune immobilière avec son fils de 47 ans, Marc. Ils ont été tués en mars 2002. Les auteurs du crime sont un père et son fils, les Gauvins, qui voulaient s'emparer de leur fortune. Mais le butin du vol est trop maigre et les Gauvin décident de falsifier des chèques avec un complice, un certain Philippe Dubois. Ces faux chèques ont attiré sur eux l'attention de la police. Au premier procès, comme en appel, ils sont tous reconnus coupables.
En 1995, Aurore Martin et Marc Van Beers se marient. Ils partent en lune de miel en Corse mais le voyage vire au drame. En effet, au détour d'un chemin, la voiture du couple plonge dans un ravin. Le jeune marié est tué. Miraculeusement, Aurore Martin s'en sort indemne et empoche l'assurance vie. Mais la famille de la victime ne croit pas la thèse de l'accident. Bientôt, l'autopsie de Marc Van Beers démontre qu'il était déjà mort avant la chute. Les policiers rapprochent cette affaire d'une autre qui s'est déroulée à Mons, trois ans plus tôt et impliquant Peter Uwe Schmitt, l'amant d'Aurore Martin.
En mai 1989, Sylvie Bâton, 24 ans, est retrouvée morte dans sa baignoire, les poignets et les chevilles attachés, le visage déformé par les coups. L'étudiante en lettres domiciliée à Sauvigny-le-Bois, dans l'Yonne, a été violée, frappée et étouffée dans la maison de gardien qu'elle occupait avec son petit ami. Son frère est placé sous surveillance par les gendarmes mais il est vite innocenté. L'ancien locataire, qui avait gardé une clef, est lui aussi soupçonné avant d'être à son tour mis hors de cause. Les enquêteurs étudient la piste d'un tueur en série.
Le 16 avril 2006, dimanche de Pâques, des gendarmes se rendent chez Marcelle Bouvard, une vieille dame qui habite le petit village de Ladoix-Serrigny, en Bourgogne, pour lui rapporter son portefeuille. Trouvant porte close, la patrouille s'apprête à repartir lorsqu'elle remarque que le garage est entrouvert. A l'intérieur, la septuagénaire gît sur le sol. Sa tête est ensanglantée. L'autopsie révèle que la victime a été violemment frappée avec un objet contondant.
Le 6 mai 2002, le corps de Mika Kusama, une touriste japonaise, est retrouvé sur l'île des Pins, en Nouvelle-Calédonie. La jeune femme est défigurée, calcinée et son corps est dissimulé sous des pierres et des branchages. Très vite, les enquêteurs s'intéressent aux deux frères Konhu, propriétaires du terrain où se situe le rocher de Kanumera où a été retrouvée la victime. Didyme et Antoine sont de fait les seules personnes à pouvoir conduire des touristes sur ce fameux rocher. Déjà connus des services de gendarmerie, les deux frères apparaissent vite comme des suspects idéaux
Le 15 septembre 2003, Orlando Capozzi, un homme d'affaires de 39 ans, est abattu de trois balles dans le thorax à Cassis, dans les Bouches-du-Rhône. Les policiers ne disposent d'aucune piste sérieuse. Jusqu'à ce qu'un mystérieux informateur ne leur souffle le nom de Michel Malon. Ce dernier, entrepreneur en bâtiment, connaissait bien la victime. Les deux hommes étaient associés dans un projet immobilier en République Dominicaine. Leurs affaires prospéraient jusqu'au jour où Orlando Capozzi a commencé à soupçonner Malon de l'arnaquer.
En 1993, Magali Ferrand a alerté la police, la gendarmerie, la justice avant de se réfugier chez son oncle, près de Brignoles, pour échapper à son ex-mari. Joseph Messina l'a retrouvée... Sur 80 pages et sans rature, l'homme a raconté point par point comment il l'a abattue. Elle et son nouveau compagnon, Thierry. Des regrets ? Il n'en a pas. Il n'a simplement pas supporté que la femme de sa vie le quitte.
Dans la nuit du 9 au 10 avril 2009. La Chesnaie, somptueuse propriété des vieux époux Le Couviour à Grand-Champ, dans le Morbihan, est cambriolée. Le couple est ligoté. Anne-Marie, surnommée «Annette», meurt, asphyxiée avec du sparadrap. Quant à Eugène, notable qui fait partie des plus grosses fortunes de la région, il parvient à défaire ses liens... L'affaire fait la une de la presse. Grâce à un coup de fil anonyme, les enquêteurs remontent la piste des belles-filles d'Anne-Marie. Parmi elles, Josiane, qui aurait commandité l'assassinat pour récupérer l'héritage du patriarche...
Émeline était encore une adolescente quand elle a découvert sa mère, Ghislaine Leclerc, morte au pied de son lit, le 28 août 2010, à Volesvres, en Saône-et-Loire. Cette chef d'entreprise de 57 ans a été surprise alors qu'elle était sur le point de se coucher. Qui a tué cette mère de famille, si proche de ses trois filles ? Son premier mari fait office de suspect idéal : il a déjà été condamné pour un double meurtre. Quant au dernier, un Tunisien d'une trentaine d'années, il doit beaucoup d'argent à Ghislaine, et le couple était en instance de divorce
Le 26 mars 2004 Laurent Bary vient de retrouver sa femme Valérie étendue par terre. Elle a été poignardée, puis son meurtrier lui a fracassé la tête contre les dalles du carrelage. Qui a tué cette mère de famille tranquille, dans cette ferme d'un hameau de 12 habitants ?
Le 21 juillet 1999, au Luxembourg, Charles Missenard accompagne sa femme, Beatriz Vidaror, aux urgences de la clinique d'Eich, dont il dirige le laboratoire d'analyses. Les jours passent, mais la fièvre ne baisse pas. L'antibiotique ne vient pas à bout du staphylocoque dont la patiente est infectée. Beatriz Vidaror meurt finalement sur son lit d'hôpital. L'expertise toxologique ordonnée par le procureur démontre que la victime a en réalité été empoisonnée au cyanure. Charles Missenard, qui nie farouchement l'assassinat de sa femme, est écroué le 10 août 1999.
Le 1er décembre 2005 commence une saga judiciaire de dix ans. Une enquête digne d'un roman d'Agatha Christie, sur fond de house-boat luxueux. Ce jour-là, Franck Renard Payen retrouve l'une de ses amies, Dominique Aubry, sans vie dans sa péniche de Neuilly. Celle que ses amis appelaient « Libellule » avait 57 ans. Depuis la mort de son mari, elle abusait de l'alcool et des anxiolytiques, mais sa famille ne croit pas au suicide et porte plainte. Il s'avère que ni la mère ni le frère de Dominique ne figure sur le testament de la victime, dont l'héritage monte jusqu'à 14 millions d'euros, et que celui qu'elle a nommé sur son testament est celui qui l'a découverte pendue.
Le 12 mars 2003, une série d'explosions réveille le quartier de la prison de Fresnes. Les miradors sont pris sous le feu d'un commando d'une douzaine d'hommes munis d'armes de guerre. Ils viennent délivrer un détenu, Antonio Ferrara, dit Nino, 30 ans, fiché au grand banditisme. Mais la cavale de Ferrara sera brève : il est arrêté quatre mois après sa spectaculaire évasion. Son procès, en 2008, est marqué par ses réparties, ses numéros de charme et une bagarre générale. Il est condamné à dix-sept ans de prison, réduits à douze en appel.
Un haras perdu sur les hauteurs de Fréjus, dans le Var, le 30 septembre 2003. Rita Hug Staub, une Suissesse d'un cinquantaine d'années, appelle les secours. Elle vient de découvrir le corps de son époux Martin Staub gisant dans la salle à manger. L'homme a été roué de coups avec un manche de pioche. La pièce est en désordre. Mais la veuve ne semble guère être éprouvée. Le couple était en instance de divorce. Rita Hug Staub allait donc devoir quitter cette propriété qu'elle aimait tant. Grâce à une preuve fournie par le médecin légiste, les policiers placent Rita en garde à vue.
Le 22 mai 1999, les gendarmes découvrent quatre corps sans vie dans une grande bâtisse de Monfort, un village du Gers. Les victimes, toutes hollandaises, avaient une cinquantaine d'années. Accompagnée de son mari Johan Nieuwenhuis, Dorothéa était venue aider sa sœur Mariane et son beau-frère Artie Van Hust à retaper leur maison de vacances. Johan a été torturé à l'arme blanche. Dorothéa et Marianne ont été égorgées et le corps d'Artie est criblé de balles. Le lendemain de la tuerie, un homme se présente à la gendarmerie pour aider les enquêteurs. Il va devenir le suspect numéro un...
Le 19 avril 2008, le corps calciné et criblé de balles de Suzanna Zetterberg, 19 ans, étudiante suédoise, est retrouvé dans la forêt de Chantilly. En quelques heures, grâce à la coopération de plusieurs services, la PJ réussit à identifier un suspect qui retire de l'argent avec la carte bancaire de Suzanna. Bruno Cholet, 51 ans, connu pour prendre illégalement des passagers à bord de son faux taxi, a déjà passé la moitié de sa vie en prison. Mais l'homme reste de marbre et n'admet pas son crime, malgré des preuves accablantes. Condamné à la prison à perpétuité, Bruno Cholet crie toujours au complot policier.
Sophie Berkmans, 41 ans, a été assassinée le 7 octobre 2002, en pleine journée, dans son cabinet médical. Discrète et menant une vie rangée, la rhumatologue jouissait d'une excellente réputation. La piste d'un tueur en série surgit trois semaines plus tard quand le corps d'une étudiante est découvert à quelques centaines de mètres du cabinet de Sophie Berkmans. Mais cette piste tourne court quand la police retrouve l'assassin de l'étudiante, qui n'est pas celui de la rhumatologue. L'affaire demeure irrésolue durant de longues années, avant que les policiers ne découvrent enfin à qui appartenaient les ongles collectés sur la scène de crime.
Le 6 avril 1972, dans cette commune du Pas-de-Calais (rebaptisée Bruay-la-Buissière), le corps de Brigitte Dewèvre, fille de mineur âgée de 16 ans, est découvert par des enfants sur un terrain vague, derrière la haie de la maison de Monique Béghin-Mayeur, enfant du plus important notable de la ville. Menée par Henri Pascal, le juge d'instruction de Béthune, surnommé « le petit juge », l'enquête conduit à un homme, le notaire Pierre Leroy, amant de Monique Béghin-Mayeur. Retour sur cette affaire qui a passionné les gens, dans une France marquée par la lutte des classes. Quarante-cinq ans après les faits, l'un des policiers chargé de reprendre le dossier s'exprime pour la première fois sur ce crime impuni.
Lundi 22 mars 2022, Yvan Colonna est mort, après avoir été agressé, vingt jours plus tôt, par un codétenu, à la prison d'Arles. Le plus connu des détenus de France y purgeait une peine de prison à perpétuité à la suite de l'assassinat, de Claude Erignac ; un préfet abattu, le soir du 6 février 1998, de trois balles en pleine tête le long d'une avenue d'Ajaccio. Pendant ses 1503 jours de maquis, la photo du berger corse, est restée placardée dans tous les postes de police, de gendarmerie, les gares et les aéroports de France. Pendant quatre ans, l'enquête policière qui s'était resserrée sur le berger corse et ses amis indépendandistes a piétiné, sur fond de guerre des polices et rivalités politiques. L'instruction aura occupé trois juges antiterroristes pendant treize ans autour d'un dossier de plus de 11 500 pièces ! Jusqu'à ce que l'homme « le plus recherché de France et d'Europe » ne soit finalement arrêté, dans une bergerie corse. Dans cet épisode, « Faites entrer l'accusé » a retrouvé et interrogé toutes les parties en présence, qu'il s'agisse des nationalistes corses, des membres du commando, des policiers, des juges, des journalistes ou encore des représentants de l'Etat. Tous s'expriment sur leur responsabilité dans ce crime ou sa résolution tardive. Parmi eux, Joseph Versini, un membre du commando Erignac, qui s'exprime pour la première fois, reconnait le caractère « regrettable » de l'assassinat du Préfet.
Le 30 mai 1995, à Saint-Andéol-le-Château, dans le Rhône, la maison de Vincent et Odette Bébien est ravagée par un gigantesque incendie. Les voisins donnent l'alerte. Les pompiers découvrent les cadavres de Vincent et Odette ainsi que ceux de Vincent-Salvador et Aline, deux de leurs enfants. Une enquête est ouverte. Le médecin légiste établit que les Bébien ont été tués par balles, avant même le départ des flammes. Les policiers, qui reconstituent l'emploi du temps de la petite famille, sont persuadés que le meurtrier connaissait parfaitement leurs habitudes.
« Faites entrer l'accusé » ré-ouvre les grandes enquêtes criminelles qui ont marqué notre époque. Dans une version remasterisée et avec la célèbre voix de Christophe Hondelatte, redécouvrez les faits-divers les plus retentissants de ces dernières années en HD et en 16/9. L'enquête débute le 11 avril 2003 : la famille Flactif est sauvagement assassinée dans son cossu chalet de Haute-Savoie. Les corps des parents, Xavier et Graziella Flactif, et ceux de leurs trois enfants, Sarah, Laetitia et Grégory, âgés de 10 à 7 ans, seront ensuite brûlés dans une vallée voisine... Six mois après le massacre, David Hotyat, un voisin des Flactif, est arrêté et il avoue les meurtres de la famille entière.
De 1981 à 1986, un gang de braqueurs dévalise les banques des beaux quartiers parisiens. Signes particuliers : leurs perruques, fausses moustaches, masques ou costumes de standing, d'où leur surnom de «gang des postiches». N'usant jamais de violence, ils s'attirent les faveurs d'une partie de la presse et de l'opinion publique. Le gouvernement et la police s'en irritent et font de la capture du gang une priorité. Leur traque se finira dans un bain de sang. S'appuyant sur les témoignages d'anciens responsables des recherches et d'un ami des membres du gang des postiches, ce numéro du magazine retrace l'étonnant parcours de ces braqueurs atypiques.
Au début des années 1970, Nogent-sur-Oise vit dans la terreur : plusieurs meurtres sont commis à la nuit tombée. Les victimes, violentées avant d'être tuées, sont majoritairement des femmes qui rentrent chez elle après le travail. En septembre 1974, l'enquête est confiée à l'inspecteur divisionnaire Daniel Neveu, un jeune policier au parcours sans faute. Il se passionne pour l'affaire et finit par procéder à l'arrestation, en 1976, de Marcel Barbeault, un mari et père de famille en apparence modèle.
Le 15 décembre 1985, les gendarmes découvrent trois cadavres carbonisés dans un relais de chasse incendié, à Belhade, dans les Landes. Le gérant du lieu, sa compagne et le garde-chasse ont été exécutés d'une balle dans la tête. La police arrête trois hommes qui avouent rapidement être les auteurs de la tuerie. Ils mettent en cause certain Ardanny, qui serait le commanditaire pour le compte d'un proxénète bordelais, Jean-Jacques Horvath. Un premier procès s'ouvre en 1989.
En 1993, près de Béziers, André Meffray, retraité d'un groupe d'assurances, est abattu de cinq balles de revolver. La police soupçonne Albert Foulcher, un ex-collègue de Meffray. En 1988, Foulcher a mis la clé sous la porte, persuadé que Meffray détournait d'anciens clients au profit d'un autre de ses successeurs, Maurice Michaud. Foulcher est écroué. Mais la défense dénonce des contradictions qui mettent en doute la fiabilité de l'accusation. C'est dans ce contexte que Foulcher sort de prison après trois ans de préventive. En 2000, trois mois avant son procès, il part en cavale. Le 8 janvier 2001, près de Narbonne, Foulcher tue Pascal Herrero, le mari d'une ancienne maîtresse, ainsi que deux policiers, et enfin Maurice Michaud, l'assureur qu'il pensait être de mèche avec Meffray. Le 17 janvier, il se suicide d'une balle dans la tête.
Elle voulait de l'argent, une prestation compensatoire, pour leur divorce. Lui, ne voulait pas payer. Alors, il a décidé de la supprimer. Et pour réussir le crime parfait, Bernard Rouhalde a invité la mafia italienne au fin fond de l'Auvergne ! Les tueurs ? Trois calabrais. Rouhalde a demandé à une amie, une veuve au dessus de tout soupçon, de les héberger dans son village de 300 habitants. Le temps de préparer et de commettre leur crime. Ce qu'il ignorait, c'est qu'un mafioso est parfois plus bavard qu'une « mamie » auvergnate !…
Le 25 février 1994, Yann Piat, députée du Var, est assassinée sur une petite route proche de Hyères par des hommes à moto. Pour beaucoup, il ne peut s'agir que d'un complot politique, le député ayant dénoncé certaines collusions politico-mafieuses. Deux ministres de l'époque seront même impliqués ! Pourtant, la vérité sera bien différente.
François Renaud, premier juge d'instruction de Lyon, a été exécuté, un soir de juillet 1975, par des tueurs qui l'attendaient près de chez lui. Un juge d'instruction assassiné, en France, c'est la première fois. Et pas n'importe quel juge : “le sherif”, un juge flamboyant qui s'était mis à dos la pègre lyonnaise. Le “milieu” le détestait : au point de le tuer ? Peut-être… A moins que le juge, dans ses 1500 dossiers, ait découvert un secret d'Etat...
Il n'y a pas foule le dimanche à 7 heures du matin sur le parking des Italiens, à Avignon. Surtout en automne... Alors, qu'est-ce que Michèle Martinez est venue y faire, ce 28 novembre 2010 ? Quand son corps est découvert, dissimulé derrière un transformateur électrique, le médecin légiste constate que : « Le cadavre échappe à toute description anatomique ». Manifestement, la sexagénaire est morte sur le coup, la tempe perforée par un tournevis. Mais ce qui échappe à l'expert et aux policiers, c'est la raison pour laquelle l'assassin, l'a ensuite lapidée, jusqu'à la rendre méconnaissable. Pourquoi a-t-il pris le risque de se faire remarquer en mutilant le corps et en le déplaçant, alors qu'il avait « réussi » son forfait ? Fallait-il que le tueur en veuille beaucoup à Michèle Martinez ou qu'il soit complètement fou pour s'acharner ainsi ?... Quelques jours avant le crime, l'hôpital psychiatrique de Montfavet a signalé la disparition de l'un de ses résidents. Mais la piste d'un déséquilibré tourne court. Comme celle du crime sexuel, car Michèle Martinez n'a pas été agressée sexuellement. Depuis quelques mois, elle vivait chez sa fille, à quelques centaines de mètres de la scène de crime. Selon celle-ci, sa mère a dû sortir à l'aube pour acheter des cigarettes. Mais le tabac du coin est fermé le dimanche matin. Et il est difficile de croire à un crime de rodeur, quand le porte-monnaie de la retraitée est encore plein, et dans sa poche ! Reste l'hypothèse d'une vengeance. Veuve, Michèle Martinez cherchait l'amour sur les sites de rencontre et prenait parfois des risques en acceptant des rendez-vous avec des inconnus. Mais les hommes qu'elle fréquentait ont un alibi ce matin-là. Et aucun n'a de rancœur ou de raison d'en vouloir à mort à cette femme. Alors qui ? L'enquête sur le tueur au tournevis s'enlise, quand le fichier national des empreintes génétiques apporte un nom aux enquêteurs. Celui d'un homme déjà connu pour des faits d'exhibition sexuelle, et qui collect...
Henri Pachionni. A l'entendre, il n'a eu qu'un amour dans la vie : sa fille, Emilie. Une enfant handicapée mentale, dont il s'est toujours occupé avec passion. A l'entendre, c'est la mère de la petite, Michèle Moriame, qui a « fauté » ; en le trompant, en le griffant, et pire, en négligeant leur fille. Mais, de là à tuer son ex-femme, non ! Si on n'a jamais retrouvé Michèle, c'est sûrement parce qu'elle est partie ou qu'il lui est arrivé malheur quelque part… C'est la mère de Michèle Moriame, qui a signalé sa disparition, au commissariat de Marignane, le 29 mai 1989. Elle était sans nouvelles d'elle depuis deux mois. Les policiers, qui trouvent aussi cette disparition inquiétante, se rendent chez Michèle Moriame. Ils y rencontrent son ex-conjoint, Henri Pacchioni. Des voisins leur apprennent aux policiers qu'ils ont entendu une femme crier, la nuit pendant laquelle Michèle a disparu. Ils savent que Michèle Moriame avait déposé plainte contre son compagnon. Henri Pacchionni l'avait frappée. Un jour il l'a poussée dans une baignoire d'eau chaude. A 32 ans, Michèle Moriame avait déjà rédigé son testament ; elle disait à sa mère qu'elle avait peur d'Henri. Le procès d'Henri Pacchioni s'ouvre finalement le 2 octobre 1996, devant la cour d'Assises d'Aix en Provence. Henri Pacchioni qui n'a rien perdu de son bagout, tente alors d' expliquer que Michèle a été victime d'un complot, orchestré par d'anciens amants. Mais plus personne ne le croit. Il prend 12 ans de prison. Quant au corps de Michèle Moriame, il n'a jamais été retrouvé…
Myriam Badaoui est à l'origine du plus gros scandale judiciaire de ces dernières années. A Outreau, dans le Pas-de-Calais, avec son compagnon, elle a violé et prostitué ses propres enfants. Pire, elle a aussi mis en cause 13 innocents, appuyant les mensonges des enfants. 13 innocents qui, la faute à une instruction à charge, ont vécu un enfer, avant de devenir les symboles de l'erreur judiciaire.
Dans l'esprit du public, Guy Georges est aujourd'hui l'archétype du criminel sexuel, du tueur en série. Une figure du monde contemporain qui inspire tout à la fois : la peur, le dégoût, la réprobation mais aussi la fascination. Mais au-delà de cette fascination, l'affaire Guy Georges est celle qui va imposer, pour le public et pour le législateur, le principe du fichage ADN. Véritable révolution dans le domaine de l'investigation policière, le relevé d'empreintes ADN permet d'identifier le meurtrier. Et, pour la première fois, cette technique est largement médiatisée …
Kalinka, 15 ans, a été retrouvée morte dans la maison du nouveau mari de sa mère, en Allemagne, le 10 juillet 1982. Ce dernier, le docteur Dieter Krombach a bien tenté de réanimer l'adolescente. Mais ses explications confuses et, surtout, les soins tardifs que ce cardiologue a portés à la victime, ont intrigué. C'est André Bamberski qui s'est lancé le premier à la recherche de la vérité. Persuadé que le docteur Krombach a violé et tué sa fille, le père de Kalinka a porté plainte en France pour «homicide volontaire». Mais l'homme, condamné à Paris par contumace, s'est retranché dans son pays et la justice française s'est révélée incapable de l'en déloger. En 2009, Dieter Krombach a été enlevé en Allemagne, pour se retrouver ficelé dans une rue de Mulhouse, en Alsace, à la merci de la police et de la justice françaises.
Le 8 février 2003, Monique Lejeune est retrouvée morte par un voisin dans l'allée de sa maison, à Coulogne dans le Pas-de-Calais. Cette quinquagénaire sans histoire a été tuée de cinquante-huit coups de couteau. Seconde épouse de Claude Lejeune, mère de trois garçons nés d'une première union, Monique était devenue le pilier de la famille recomposée qu'elle formait avec son mari, lui-même père de trois grandes filles. Mais un mois plus tard, les enquêteurs découvrent que Monique ne s'entendait pas avec Béatrice Matis, première femme de Claude Lejeune. Le soir du meurtre, cette Calaisienne lui avait rendu visite...
Nathalie et Christophe Le Scrill formaient un couple uni au début de leur mariage. Christophe avait devant lui un brillant avenir de jockey. Dans le milieu des courses, il commençait à se faire un nom.
En 1998, le corps de Sylvie Arcangeli est découvert dans sa voiture calcinée. En 1998, le corps de Sylvie Arcangeli est découvert dans sa voiture calcinée sur un parking de Colmar et celui de Nicole Kritter est repêché ligoté fond du grand canal d'Alsace à Mulhouse. Des similitudes entre les deux crimes permettent de confondre
« Faites entrer l'accusé» s'emploie à raconter et à décrypter les plus grandes affaires criminelles françaises. Cette collection documentaire s'appuie sur une éthique et une rigueur journalistique souvent imitées mais jamais égalées. En choisissant de ne traiter que des dossiers définitivement jugés et de donner la parole à tous les acteurs du dossier.
Deux cadavres dans les hortillonnages d´Amiens en à peine sept mois ! Deux hommes dont le corps a été retrouvé flottant dans ce réseau de canaux qui irrigue la ville, pour le plus grand bonheur des promeneurs et des maraîchers. Voilà de quoi occuper la police... A sa mort, en janvier 2011, Julien Guérin avait vingt-deux ans. Alexandre Michaud, lui, il en avait vingt-quatre, quand il a été tué, en septembre 2011. Mais les deux hommes ne se connaissaient pas. L´un s´est noyé, étourdi par l´alcool et les médicaments. L´autre a été tué de deux balles. Le premier vivait depuis toujours à Amiens. Le second, d´origine lyonnaise, venait d´arriver dans la ville. En apparence, rien ne reliait ces deux morts. Et pourtant ! En enquêtant sur l´assassinat d´Alexandre Michaud, et en fouillant sa vie, la PJ fait une découverte capitale : les deux jeunes morts des hortillonnages ont passé les dernières heures de leur vie avec le même individu... Restait à démontrer son implication dans ces deux affaires, et à prouver que Julien Guérin ne s'était pas noyé accidentellement. Affaire épineuse, qui sans témoin, sans traces palmaires ou génétiques aurait pu ne jamais aboutir. Mais qui, grâce à la persévérance des policiers a fait surgir de l´ombre l´un des tueurs en série français au mobile le plus original qui soit.
L'affaire Cons-Boutboul est une plongée dans l'univers d'une femme hors du commun qui a basé son existence entière sur le mensonge et marqué par sa singularité l'imagination de tous. Bien avant son procès, Marie-Elisabeth Cons-Boutboul déclare qu'elle ne révélera jamais le mystère qui entoure sa vie, « même si je dois passer 20 ans en prison ». Tout commence lorsque Jacques Perrot, avocat en vue et meilleur ami de Laurent Fabius, alors Premier ministre, est abattu sur le palier de son immeuble le 25 décembre 1985. Cet assassinat fait la une des journaux.
A l'été 1988, à La Motte-du-Caire, dans les Alpes-de-Haute-Provence, le corps de Céline Jourdan, 7 ans, est découvert. La fillette a été violée et assassinée. Didier Gentil, dit Le Tatoué, et Richard Roman, dit l'Indien, principaux suspects, avouent rapidement les faits. Dix heures après ses aveux, Roman se rétracte. Mais la machine judiciaire est déjà en marche. Pour l'opinion publique et la presse, ce marginal qui vit dans la montagne avec ses chèvres est coupable. Des voix réclament le rétablissement de la peine de mort. Après quatre années d'instruction, Richard Roman est acquitté.
Le 28 septembre 1986, deux enfants de 8 ans Cyril et Alexandre, sont assassinés à Montigny-lès-Metz. Six mois plus tard Patrick Dils, un adolescent de 16 ans, est interpellé. Le lendemain, il passe aux aveux. Bien qu'il se soit rétracté un mois après, il est condamné en 1989 à perpétuité. En 2002, un supplément d'enquête convainc l'avocat général que Patrick n'a pas pu commettre le double crime. Il est finalement acquitté après quinze ans de prison. Mais l'assassin des deux enfants n'a toujours pas été retrouvé.
Durant l'été 1976, un groupuscule se réclamant des Brigades Rouges crée une véritable psychose dans la région de Grenoble. Trois jeunes personnes, Christian, Muriel et Olga, sont enlevées et une rançon est réclamée. Bientôt, les corps de Muriel et de Christian sont retrouvés. Pour tenter de sauver Olga, la police diffuse un enregistrement de la voix du porte-parole du groupe. Un policier reconnaît son beau-frère ?
Le 6 février 2001, à Cormeilles, en Normandie, Marcel Lechien est arrêté. Cet ancien instituteur est accusé de pédophilie par deux anciennes élèves. L'une dit avoir été victime d'attouchements, l'autre de viol, à l'époque où elles étaient en cours préparatoire. Dès lors, de nombreuses autres victimes du maître d'école se manifestent à la gendarmerie de Cormeilles.
La Réunion. Tout commence le 9 août 2003, quand la trésorière de l'association de Juliano Verbard, un gourou, porte plainte contre lui pour viols et attouchements sur ses fils, tous deux enfants de choeur. La carrière du jeune prophète semble compromise. Mais c'est sans compter sur l'ingéniosité de l'homme et sur le dévouement de ses adeptes... En 2006, lorsque son procès s'ouvre devant la cour d'assises, le box des accusés est vide. L'homme se terre dans l'île jusqu'en août 2007, où il refait surface à l'occasion de l'enlèvement d'un enfant, qui serait le nouvel « élu » de la secte. Une secte qui emploie des moyens dignes du grand banditisme pour protéger la cavale de son gourou.
Le 28 novembre 2007, à Farbus, dans le Nord-Pas-de-Calais. John Szablewski, commercial de 29 ans, signale la disparition de sa compagne, Laurence Maille. Partie promener son chien, retrouvé errant à quelques kilomètres de leur domicile, elle n'est jamais revenue. En décembre, les enquêteurs découvrent des traces de sang dans la chambre à coucher du couple. Placé en garde à vue, John Szablewski avoue avoir enterré le corps de la jeune femme dans le bois de Vimy mais nie l'avoir tuée. D'après lui, elle se serait suicidée.
La presse l'a surnommé « le Mesrine du Nord », les policiers l'appelaient «le Solitaire» : entre 2001 et 2008, Farid Tir a braqué de nombreuses agences bancaires du Nord-Pas-de-Calais. Toujours à bord de grosses cylindrées. Des Audi, de préférence... La PJ a mis des mois à mettre un nom sur celui qui les narguait, tête nue, face aux caméras de vidéosurveillance. Et plus de sept ans à l'attraper... C'est en mars 2001 que la saga Farid Tir commence. Lourdement armé, le visage découvert et le plus souvent seul, l'homme braque au moins huit banques. Ses otages décrivent un homme poli. Son mode opératoire est bien rôdé. Le jeu du chat et de la souris commence.
Le 2 janvier 2001, Jeanette O'Keefe, une Australienne de 28 ans est retrouvée morte dans un sac de couchage, cité des Musiciens, aux Mureaux. La jeune femme a été étranglée et a reçu des coups sur la tête. Les policiers relèvent un ADN masculin sous ses ongles. Comment la timide Australienne a-t-elle pu se retrouver à cet endroit, alors qu'elle était de passage en France et n'avait aucune raison de venir se promener dans cette cité où elle ne connaissait personne ? Les policiers vont mettre huit ans à trouver les réponses. La mort de Jeanette O'Keefe, est en fait le fruit d'une succession de malchances incroyables. Des circonstances malheureuses, qui, d'un rendez-vous manqué à l'autre, ont conduit, le 31 décembre 2000, la jeune Australienne dans les bras de son meurtrier.
C'est une étrange scène de crime que les policiers luxembourgeois découvrent ce 1er novembre 2010 à Hassel. Camille Kolber, 69 ans, a été tué dans son sommeil avec sa propre hache, arme qu'il était difficile de dénicher dans sa grande maison. Un crime qui a été minutieusement mis en scène...
L'affaire de l'étrangleur de Strasbourg commence en 1986, lorsqu'une fillette de 10 ans est violée dans son sommeil. Quelques semaines plus tard, c'est au tour d'une lycéenne d'être violée et tuée. Il faudra près de trente ans à la police pour identifier le coupable, Nicolas Charbonnier, grâce à de nouvelles méthodes d'investigation scientifique.
En juillet 1996, il s'est introduit dans une auberge de jeunesse à Pleine-Fougères, en Bretagne, où il a violé et tué une jeune Anglaise de treize ans, Caroline Dickinson, en France pour un séjour scolaire. Après des années d'enquête, c'est finalement par hasard que Francisco Arce Montes a été confondu grâce à son ADN
En mai 1978, la voiture volée puis abandonnée d'une femme de gendarme est retrouvée dans la forêt de Chantilly avec un plan pour le braquage de la poste de Pierrefonds. Des indices qui se révéleront sciemment laissés par le criminel mettent les forces de l'ordre sur la piste du grand banditisme. Cette trouvaille est rapidement reliée avec l'agression d'une jeune femme de 17 ans à Pont-Sainte-Maxence, puis avec l'incident d'une voiture piégée qui blesse un gendarme à Creil. Alain Lamare va jusqu'au meurtre, puisque dans la journée du 1er décembre 1978, il tue à Chantilly une jeune fille de 19 ans qu'il avait prise en stop.
Pierre Bodein, dit « Pierrot le fou », braqueur multirécidiviste, il a passé plus de 35 ans enfermé, entre la prison et l´hôpital psychiatrique. Et à chaque condamnation, cette même question : est-il accessible à la justice ou est-il fou ? Libéré en conditionnelle au printemps 2004, Pierre Bodein est aujourd´hui accusé du pire : la disparition de deux adolescentes de 11 et 14 ans, et d´une femme de 38 ans. Elles s´appelaient Jeanne-Marie, Julie, et Hedwige
28 février 1985, Evelyne Laborde et Bruno Joushomme, mariés depuis peu, ont un accident à bord de leur 2 CV, dans le bois de Meudon. La voiture quitte la route, finit sa course sur le bas-côté, et s'embrase. Bruno Joushomme est sauf, mais sa femme, Evelyne, reste prisonnière des flammes. Au début la police croit à un accident ... Mais ce couple atypique éveille les soupçons : il est jeune, vingt-deux ans, plutôt beau, cultivé, plein de rêves et d'idéaux ; elle a soixante-deux ans, elle est forte, alcoolique et riche... Faites entrer l'accusé égraine les ombres d'un dossier où les preuves font défaut.
Le 18 mars 1991, Michel Guibal immole Anne-Marie Roudil. Un crime mystérieux puisque rien ne semble lier le meurtrier et sa victime. Lui dirige une entreprise et vit avec son épouse et son fils dans l'Hérault. Elle était une mère de famille sans histoire, qui vivait près de Perpignan avec son mari.
En mai 2002, un corps calciné est découvert dans une voiture garée sur le bord d'une petite route de Normandie. La victime est Joël Baude, un boucher tranquille de 45 ans. L'enquête aboutit à l'arrestation de Nadine et de Jérôme Baude, la femme et le fils de Joël. Le garçon aurait tué son père à l'instigation de sa mère, qui voulait vivre avec son amant.
André Kaas a été accusé d'avoir commandité l'assassinat de sa femme Sylviane en 1992, dans la région de Rouen. L'homme a le profil du coupable idéal. Nouveau riche qui étalait sa fortune de manière ostentatoire, André Kaas fréquentait assidûment les clubs échangistes et, quand son épouse est morte, il ne s'est pas vraiment comporté comme un veuf éploré
En 1996, les corps criblés de balles d'Angela et Alain Hay sont retrouvés dans le coffre d'une voiture au fond du Grand canal d'Alsace. Un mois et demi auparavant, ils avaient disparu après avoir déjeuné dans la pizzeria de Charles et Christophe Cretello.
Le dimanche 22 juillet 2001, Karine Schaaff, lycéenne de 16 ans, prend son nouveau vélo, offert par ses parents en récompense pour ses bons résultats au bac de français. Afin de rejoindre son amie Mélanie, elle emprunte une route étroite de la zone industrielle de la commune de Bitche, située dans le département de la Moselle. En chemin, la jeune fille fait une rencontre.
En 1980, Bruno Sulak, légionnaire parachutiste déserteur, est arrêté pour avoir cambriolé un supermarché. Un an plus tard, il s'évade de prison. Epris d'action et d'aventure, le braqueur au sourire ravageur enchaîne les exploits à visage découvert.
Le 6 septembre 1999, à Sardieu, un village de l'Isère, Joseph Trupia est assassiné devant son domicile, sous les yeux de son fils, un adolescent de quatorze ans. Le criminel est un homme masqué qui porte une casquette de base-ball (perdue dans sa fuite). La victime a été abattue alors qu'elle se trouvait au volant de sa voiture. L'enquête judiciaire révèle que Trupia, d'origine sicilienne, avait quitté son île natale pour rejoindre la France. Il espérait s'y construire un avenir professionnel. Mais il avait finalement frayé avec le milieu italo-grenoblois où on le surnommait "Monsieur Jo", jusqu'à devenir proxénète, en faisant faire le trottoir sa propre épouse.
Le samedi 9 janvier 2010, les secours suisses reçoivent l'appel d'un homme paniqué : la femme de son père est morte, chez elle, au Moulin de Vaux-sur-Morge, à une vingtaine de kilomètres de Lausanne. Il a essayé de la réanimer pendant une heure, sans succès. Il est 21h16. Ce coup de fil va déclencher plus de deux ans d'instruction.
Christelle Blétry avait 20 ans lorsqu'elle a été tuée de 123 coups de couteau, en décembre 1996, à Blanzy, en Bourgogne. Un meurtre d'une violence hors norme dans l'histoire criminelle française. Après 17 ans d'un combat acharné, Marie-Rose, la mère de Christelle, a fini par faire appel à deux avocats spécialistes du cold case en France. L'aide d'un enquêteur chevronné et d'une nouvelle juge tenace, va permettre à l'affaire d'avancer.
Des garçons comme tant d'autres. Choyés par leur famille. Soutenus par leurs profs. C'est ce que Taha Mrani et Zakariya Banouni étaient aux yeux de leur entourage. Dotés d'un QI supérieur à la moyenne, les deux hommes ont fréquenté les meilleurs établissements scolaires. Pourtant, ils ont assassiné Eva, une de leur camarade, avant de maquiller le crime à l'aide de bidons d'acide chlorhydrique, comme dans la série américaine « Breaking Bad ».
Un « vaudeville » meurtrier, sur fond de sexe et d'argent, dans la bourgeoisie de Chambéry. La victime s'appelait Lionel Véronèse. Amateur de fêtes et de jolies femmes, l'homme évoluait dans le milieu de la nuit, où il était videur. Mais un jour, il a disparu… Son tort ? Avoir eu une relation avec Nathalie Perrier, l'épouse d'un riche marchand de vins de la région.
En 25 ans, Manuela Gonzalez Cano voit trois de ses compagnons décéder dans d'étranges circonstances. Immolé dans un placard en feu, asphyxié par les gaz d'échappement d'un garage, ou brûlé vif dans une voiture, ils ont tous connu une mort violente, avec en toile de fond, une prise de médicaments inhabituelle. De quoi attirer l'attention des forces de l'ordre, de la justice et de la presse qui vont la surnommer « la Veuve noire de l'Isère ».
Tatiana Andujar, 17 ans, Moktaria Chaïb, 19 ans, et Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans : trois victimes devenues « Les disparues de la gare de Perpignan » pour une presse, qui a suivi pendant des années, la traque infructueuse de leur meurtrier. Car cette affaire, c'est aussi celle d'un des tueurs en série les plus emblématiques de la vie criminelle française : Jacques Rançon.
Sa taille, son mode opératoire, son ADN, son portrait-robot : les policiers et les gendarmes avaient de la matière pour appréhender ce violeur en série ! Et pourtant, l'homme les a tenus en échec de janvier 2008 à janvier 2010 ! Ses victimes ? Quinze femmes de tous âges, de toutes conditions, qu'il a « choisies » au hasard, au cours de ses déplacements entre la Meuse et la Moselle. C'est finalement sur un coup de chance, et grâce à la détermination d'une toute jeune magistrate, décidée à résoudre ce cold case, et qui a su entrainer les enquêteurs dans son combat, que la justice a fini par mettre la main sur l'un des plus grands prédateurs sexuels de France.
C'est un document exceptionnel que « Faites entrer l'accusé » livre, avec cet opus, puisqu'il réunit tous les hommes qui ont, à la tête de la police judiciaire, du renseignement, de l'antiterrorisme ou de la magistrature, conduit la traque éclair qui a permis d'arrêter Mohammed Merah. En mars 2012, le terroriste a réveillé une peur que la France avait oubliée, depuis les derniers attentats du GIA, en 1995. Vêtu de noir, monté sur un scooter, il a tué 7 fois, à Toulouse et à Montauban. Trois militaires, trois enfants et un père de famille juifs ont succombé sous ses balles. Des crimes que Merah a filmés intégralement, pour mieux les revendiquer. Cet épisode retrace une traque de 10 jours, et 30 heures de siège, que les plus hautes instances de la police judicaire, du renseignement et de l'antiterrorisme ont accepté de raconter, heure par heure avec le récit de Amaury de Hauteclocque, chef du RAID entre 2007 et 2012. Mais aussi les témoignages de Me Samia Maktouf et de Me Béatrice Dubreuil, respectivement avocates des familles, de deux victimes militaires, Ibn-Ziaten et Chennouf. La parole sera donnée aux proches des victimes, avec Samuel et Myriam Sandler qui ont perdu leur fils Jonathan, assassiné avec ses deux jeunes enfants devant l'école juive Ozar Hatorah.
François Darcy, 1m99, 150 kg, une véritable armoire à glace ! En 2012, cet homme a été accusé d'avoir monté un traquenard des plus machiavéliques, pour se débarrasser de son épouse. De nuit, en pleine forêt, au terme d'un week-end romantique dans la vallée de Chevreuse, l'homme se serait lui-même tiré une balle dans le dos, pour simuler une agression et expliquer la mort de sa femme, dans l'incendie de leur voiture. Les gendarmes pensaient avoir réuni toutes les preuves contre lui. Alors, la défense a tout fait pour venir au secours d'un homme que tout accusait…
C'est une affaire qui mobilise immédiatement la police et la presse, tant la disparition, le 23 février 2017, de Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec, a un goût de déjà vu dans la région nantaise. Cette affaire, c'est celle d'un délire de persécution, qui a tourné au drame. 4 membres de la même famille, réduits à 400 grammes de cendres, pour une rancœur ruminée jusqu'à l'obsession.
Le 15 juillet 2010, le téléphone sonne chez les pompiers d'Epernay. Au bout du fil, un habitant de Saint-Martin d'Ablois affolé, explique qu'en rentrant chez lui, il a découvert sa femme, dans une mare de sang, au milieu de la cuisine. En son absence, son épouse a été attaquée par un cambrioleur… Laurence Dromard a la base du crâne et une partie du visage fracturés. 9 coups violents lui ont été portés sur la tête, par une arme contondante.
C'est l'incendie d'une voiture abandonnée, le 28 septembre 2011, à Chaum, à 25 km de la frontière espagnole, qui a déclenché l'enquête. En découvrant une carcasse calcinée dans le coffre, les pompiers et les gendarmes ont d'abord cru à une affaire de braconniers. Avant de comprendre, quelques jours plus tard, qu'il ne s'agissait pas des restes d'un animal, mais du cadavre de Jacques Serraye. Un homme de 59 ans, fiché pour trafic de stupéfiants et détention d'arme, et qui a fait plusieurs années de prison.
C'est l'homme de trois évasions ! Toutes en hélicoptère ! Pascal Payet s'est fait la belle deux fois, le 12 Octobre 2001 de la prison de Luynes et le 14 Juillet 2007 de celle de Grasse. Mais ce qui a fait entrer ce braqueur dans la légende, c'est qu'entre ces deux évasions spectaculaires, l'homme a pris le risque, alors qu'il était en cavale, d'aller rechercher ses complices. Et de les sortir de Luynes par la voie des airs! Il le leur avait promis. Il a tenu parole.
Nordahl Lelandais. Un homme capable de s'attaquer, aussi bien, à une fillette de 8 ans, pendant un mariage, qu'à un militaire de 23 ans, à la sortie d'une boîte de nuit. Un tueur vers qui de nombreux indices convergeaient, tandis qu'il s'entêtait à nier. Un accusé que même son avocat, Me Alain Jakubowicz, a peiné à assister, tant ses mensonges et l'aversion publique que ses crimes ont soulevée, ont compliqué sa défense… Cette affaire, c'est aussi celle d'un dossier sur lequel deux brigades de gendarmerie, et deux juges d'instruction se sont acharnés, pour démontrer la culpabilité de Nordahl Lelandais. Mais surtout, pour retrouver le corps d'Arthur Noyer, disparu le 12 avril 2017 à Chambéry, et celui de la petite Maëlys de Araujo, enlevée dans la nuit du 27 août 2017, à Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère. Et tout cela, sous pression médiatique d'une rare ampleur. Et puis, comme si cela ne suffisait pas, tout le monde s'est mis à la recherche des autres crimes, de celui qui ne « pouvait être qu'un tueur en série ». Car comment croire qu'un prédateur dont les victimes sont si différentes, pouvait s'arrêter là ? Surtout, quand l'instruction met encore à jour, deux autres crimes : l'agression sexuelle de deux petites cousines ? Loin de fantasmes, la justice s'en est tenue aux faits. En mai 2021, Nordahl Lelandais a été condamné par la cour d'assises de Chambéry à 20 ans de prison pour homicide volontaire sur la personne d'Arthur Noyer. Avant d'être jugé par celle de Grenoble, en février 2022, pour le meurtre de Maëlys et les agressions sexuelles commises sur ses petites cousines et d'écoper, cette fois, d'une peine de réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans de sûreté. L'accusé n'a fait appel d'aucune de ses condamnations.
Le 15 décembre 2016, dans la forêt du Frasnois dans le Jura, des bûcherons travaillent tranquillement, quand tout à coup, une découverte chamboule leur journée. Là, sous un tas de feuilles, un bûcheron voit un cochon rose… avec des cheveux rouges ? Pas possible ! C'est un corps humain ! Une femme gît, nue, le visage fracassé, transpercée de 26 coups de couteau. Pendant des mois, elle restera « l'inconnue du Frasnois ». Car les indices manquent pour identifier la victime, et son tueur. C'est une tâche de sang minuscule, sous le pied du cadavre, qui permettra aux enquêteurs de dénouer le mystère. Du sang, donc de l'ADN. Et un ADN masculin. Celui de l'auteur du meurtre ? Et s'il s'était blessé en l'attaquant ? C'est de l'autre côté de la frontière, sur une route suisse, que les gendarmes français retrouveront la trace de leur victime, et son nom. Mihaela Miloiu, une jeune prostituée roumaine de 18 ans. Mais, qui a tué Mihaela ? Le réseau de proxénètes qui l'exploitait ? Un client ? L'auteur du crime a été découvert après des mois d'une extraordinaire enqupête, pendant laquelle gendarmes et magistrats français et suisses ont tout mis en œuvre pour que ce meurtre d'une jeune prostituée qui n'intéressait personne, ne reste pas impuni… En 2021, Alexandre Verdure a écopé d'une peine de 30 ans de prison devant la cour d'assises de Lons-le-Saunier. Une condamnation qu'il conteste toujours, tandis que ses parents, se battent encore pour établir l'innocence de leur fils, comme ils le racontent dans cet épisode de « Faites entrer l'accusé.
C'est sa compagne, qui avance une explication à la disparition de Laurent Baca, durant l'été 2014 : l'homme, déjà condamné pour des petites affaires de drogue, aurait participé à un go-fast et n'en serait jamais revenu. Mais trois mois et demi plus tard, c'est dans son propre grenier que le corps du père de famille est retrouvé ; emballé dans un sac poubelle et coulé dans un coffrage en béton. Depuis le début, Laurent Baca git, emmuré au-dessus de la chambre des enfants. Face à cette découverte, Edith Scaravetti ne tergiverse pas. Elle avoue son crime dans la foulée ! Mais à l'entendre, la victime, c'est elle ! Victime de violences, d'humiliations, d'abus sexuels. Victime, pendant 10 ans, des maltraitances d'un homme alcoolique et toxicomane, qui en a fait sa chose, jusqu'à lui tatouer ses initiales dans la peau, à la lame d'un couteau. Le problème, c'est que personne n'a été témoin de ces sévices ! Alors, qui dit vrai ? Ceux qui s'accordent à décrire Laurent Baca comme un homme colérique, impulsif et violent ? Ou ceux qui ne croient pas que de pareilles violences puissent passer inaperçu ? Qui est Edith Scaravetti ? Une femme sous emprise qui a fini par craquer pour protéger ses enfants, et échapper à son tyran ? Ou une tueuse froide et manipulatrice ? Homicide volontaire, ou involontaire? Par deux fois, cette femme, s'est retrouvée dans le box des accusés. Par deux fois, elle a été jugée. Condamnée en 2018 à 3 ans de prison, Edith Scaravetti a finalement écopé de 10 ans de réclusion en appel. Mais comment expliquer que des jurés aient une lecture aussi différente du même dossier ?
Longtemps, cette affaire est restée le plus « fameux » cold case de France. Pendant près de 20 ans, celle que la presse a surnommée « la plus jeune banquière de France », est devenue le cauchemar des gendarmes et des juges d'instruction qui se sont succédés sur le dossier. Jusqu'à ce qu'une idée de génie permette enfin de découvrir les auteurs du viol et du meurtre d'Elodie Kulik. Son corps a été retrouvé, nu et brûlé, en janvier 2002, sur un chemin de terre au milieu des champs, non loin d'Amiens. Belle et brillante, la jeune femme d'une vingtaine d'années, a été violée et tuée en pleine nuit, alors qu'elle rentrait chez elle en voiture. Par qui ? Les enquêteurs pensaient résoudre rapidement l'énigme. Car ils ont relevé de nombreux indices autour du corps, et notamment l'ADN masculin du violeur. Et puis, Elodie a appelé les secours pendant son agression. Son appel terrifié aux pompiers a été enregistré. On y entend au moins deux voix d'hommes. Mais personne n'a parlé. Malgré des centaines d‘auditions, de gardes à vue et de prélèvements génétiques. L'enquête a piétiné. Jusqu'à ce qu'un gendarme ait l'idée d'utiliser une toute nouvelle technique, encore inédite en France : l'ADN par parentèle. Le rebondissement qui manquait à l'enquête, pour repérer l'auteur du viol. L'homme étant mort, quelques mois après Elodie, c'est son groupe d'amis, que les enquêteurs ont recherché. Persuadés que le violeur n'était pas seul, cette nuit-là. Parmi eux : un certain Willy Bardon. L'homme a nié. Mais ses proches ont bien reconnu sa voix sur le fameux enregistrement de l'appel aux secours. Parmi eux, son neveu, qui a tout fait pour le convaincre d'avouer, lors d'une confrontation, dont « Faites entrer l'accusé » a pu se procurer l'enregistrement. Mais que faire, quand le suspect clame son innocence et que rien de le relie à la scène de crime ? Comment juger quand toute l'accusation repose sur quelques secondes de bande sonore, quatre mots couverts par les cris d'horreur ...
Cyril Koskinas. Un original, passionné de tuning, maniaque de la propreté et du rangement, qui aimait aussi le sexe « hard ». Le sexe « violent ». Acteur et metteur en scène de ses propres fantasmes, Cyril Koskinas a filmé ses séances SM, et peut-être même ses crimes. Car l'homme a tué deux jeunes femmes, dont il s'est ensuite débarrassé en jetant leurs corps dans le canal de l'Ourcq. Face aux enquêteurs et aux juges, Koskinas a d'abord menti avant d'avouer à demi-mots, l'un de ces crimes. A l'entendre, il s'agissait d'un accident. Un accident de bâillon-boule avec lequel sa compagne se serait étouffée ! Mais faut-il le croire ? L'homme a-t-il pris plaisir à voir ses partenaires souffrir, jusqu'à la mort ? A-t-il pu confondre le malaise d'une femme qui suffoque avec un arrêt cardiaque ? Ignorait-il qu'il jetait ses compagnes à l'eau alors qu'elles étaient encore vivantes ? Ou a-t-il voulu se débarrasser de témoins gênants ? Cyril Koskinas a glacé les psychiatres qui l'ont expertisé. Comme il a sidéré tous les témoins de son procès. Arrogant, moqueur, l'accusé a multiplié les provocations jusqu'à insulter une victime survivante et tenter de ridiculiser le président de la cour d'Assises. Renvoyé devant la cour d'assises de Seine-et-Marne, en 2008, pour deux assassinats, Cyril Koskinas a été condamné à la perpétuité, à l'âge de 27 ans. Il n'a pas fait pas appel.
Un jour d'été de 2012, Norbert Marot était assis dans un fauteuil de jardin dans son domicile du Loiret lorsque son épouse, Jacqueline, lui a tiré dessus avec un fusil de chasse. Trois fois, de dos. Norbert Marot s'est écroulé sur le sol, mort. C'est elle-même qui a appelé les gendarmes pour s'accuser immédiatement du meurtre. Elle a expliqué qu'elle avait craqué après des décennies de violences conjugales envers elle et ses enfants. Criminelle, Jacqueline Sauvage ? Elle ne le nie pas. Mais a-t-elle agi en état de légitime défense ? Aurait-elle pu s'y prendre autrement pour se libérer du joug que son mari exerçait sur elle et sa famille ? La peine de dix ans à laquelle la Justice l'a condamnée était-elle juste ? Rarement un verdict n'a suscité une telle mobilisation en France. L'affaire a donné lieu à plusieurs livres et même à un téléfilm avec Muriel Robin. Des pétitions et des manifestations ont réuni des centaines de milliers de personnes. Les médias se sont fait l'écho de la polémique, jusqu'à ce que le président de la République se saisisse du dossier et accorde sa grâce. Fallait-il condamner cette femme ? Fallait-il la gracier ? Était-elle le bon emblème pour défendre la cause des femmes battues ? Les enquêteurs, sa défense, son comité de soutien, le magistrat qui l'a condamnée, et François Hollande… tous les protagonistes du dossier ont accepté de revenir sur l'affaire pour « Faites entrer l'accusé ».
Quoi de mieux que de se retrouver en famille autour d´un bon repas pour célébrer son anniversaire ? Ce 20 février 2016, toute la famille de Kévin Rouxel s´apprête à souffler avec lui sa 23ème bougie, dans l´arrière-pays basque. Mais la petite fête tourne au drame. Pascal et Ewa, le père et la mère, sont abattus tous les deux, dans leur cuisine de la Bastide Clairence. Un Cluedo familial à six : les parents, leurs deux fils, Kévin et Yann, Sofiya, la compagne de Kévin et leur petite fille. Mais qui a armé le révolver à poudre noire... Le père, pour préparer une arnaque à l´assurance ? Les fils, pour toucher l´héritage ? Le cadet, pour défendre sa mère ? L´ainé, pour se venger de ses parents ? Et si c´était la belle-fille, l´instigatrice de ce double crime ? Face à des éléments de preuve balistiques irréfutables, les déclarations douteuses de Kévin n´ont pas pesé bien lourd dans la balance de la vérité. Mais derrière le mobile financier de ce casse-tête policier, s´en cache un autre... Car l´affaire Rouxel, c´est en réalité la triste histoire, d´une famille aimante qui ne voyait pas la souffrance d´un de ses enfants. Avant l´ouverture des débats, Yann, qui a accepté de témoigner pour « Faites entrer l´accusé », a bénéficié d´un non-lieu. En novembre 2020, Kévin Rouxel et sa compagne, Sofiya, ont été condamnés respectivement à 30 et 20 ans de réclusion criminelle. En appel, la peine de Kévin a été confirmée. Sofiya, elle, a été acquittée.
Le 6 mai 2014, Hélène Pastor, l´héritière du plus grand empire immobilier de la principauté de Monaco a été assassinée. Abattue, comme son chauffeur, à l´entrée de l´hôpital, où elle se rendait, chaque jour, au chevet de son fils. Ce crime, a fait circuler les rumeurs les plus folles. Qui d´autre que la mafia, pouvait en vouloir, à une femme qui pesait 12 milliards d´euros ? Sur ce petit Etat de 2 km 2, la spéculation immobilière fait rage. La puissance des Pastor et leur proximité avec la famille Grimaldi suscitent des jalousies. Quelques concurrents évincés se seraient-ils vengés ? A la Pj, les enquêteurs gardent la tête froide. Car le crime, les caméras de l´hôpital l´ont intégralement filmé. Après des centaines d´heures de visionnage, et l´examen de 5 millions de lignes téléphoniques, les policiers de Nice et de Marseille, vont remonter, tel un jeu de piste, tous les protagonistes de l´affaire. Une équipe de bras cassés sous l´autorité d´un un homme insoupçonnable : le propre gendre d´Hélène Pastor : Wojciech Janowski. Le consul honoraire de Pologne à Monaco a-t-il vraiment commandité cet assassinat pour sauver sa compagne d´une mère "méchante" et "tyrannique" ? Avait-il un intérêt financier à la faire disparaître ? ... Après des aveux en garde à vue filmés, que « Faites entrer l´accusé s´est procurés et dont l´épisode diffuse plusieurs extraits renversants, l´accusé s´est rétracté. Au total, dix personnes ont été renvoyées devant la Cour d´Assises des Bouches-du-Rhône, en septembre 2018. Wojciech Janowski et les deux tireurs ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. En novembre 2021, la Cour d´Assises d´appel d´Aix-en-Provence a confirmé ce verdict.
